Si n'hè andatu à salutà e stelle!
Il y a certaines paroles, certains mots que d'aucuns ne souhaitent ni prononcer, ni écrire, surtout lorsqu'il s'agit d'annoncer la disparition d'un être cher. Michel était un ami, de ceux que l'on respecte. De ses décisions prises au quotidien et empreintes de bon sens et d'humanisme, jaillissaient ses indéniables qualités d'homme qui n'avaient d'égales que sa droiture et sa franchise. Sa volonté d'aller au bout de ses idées a finalement eu raison de son caractère trempé dans l'acier. Depuis 1992 et ce pari insensé à l'époque d'amener l'ACA dans la cour des grands, Michel a mené de front plusieurs batailles, très souvent couronnées de succès. Les accessions successives du club résonnent encore dans nos têtes comme une irrésistible ascension vers les sommets du football français, gratifiant et crédibilisant à chaque fois, un peu plus, un homme d'action, de terrain. Son dernier combat était inégal, il l'a néanmoins mené sans ambages avant de quitter la scène, la tête haute. Dans quelques heures, il sera un observateur privilégié dans les étoiles de Furiani, du derby corse auquel il y attachait toujours une importance particulière. Sa famille a perdu un fils, un père, un frère. Le football corse a perdu quant à lui, son fidèle serviteur. L'ombre de Michel planera désormais, quelque part, dans un coin de Timizzolu, attentive à l'évolution du stade, de son stade. En guise de conclusion, ces paroles magnifiques issues de la chanson "Rughju di vita" du groupe "Voce Ventu":
"Da i chjassi di sangue è e strade spaventu, hè partutu u lione à salutà un ventu. I so cumpagni fieri so trà pientu è rivolta, si so chitate e sfiere, un silenziu s'ascolta, hè partutu u lione à salutà e stelle"
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