Les Acéistes méritaient mieux
Soucieux de redresser la tête après la gifle reçue en Picardie, les Ajacciens recevaient une formation rémoise, toujours sous la menace du premier relégable. Privés de Collin, Dujeux, Lucas et Pierazzi, forfait de dernière minute à la suite d'une gastro, les hommes de Gernot Rohr prenaient néanmoins la partie par le bon bout face à une équipe sur ses gardes. Si la première banderille sans danger toutefois, était à mettre à l'actif des visiteurs, les Corses s'installaient progressivement dans le camp champenois. Darbion et Marcos, dans tous les bons coups maintenaient la pression sur des Rémois de plus en plus prudents, on se disait qu'à ce rythme là, l'ACA n'allait pas tarder à ouvrir le score. Dominateurs au milieu, sérieux et appliqués en défense, actif en attaque, les Ajacciens oubliaient cependant une corde à leur arc, l'efficacité. Les deux joueurs pré-cités étaient pourtant à deux doigts d'y remédier mais leurs tentatives échouaient d'un rien. Et c'est donc avec une légère frustration que les partenaires de Thierry Debès regagnaient les vestiaires. Au retour desquels, ils reprenaient le cours de leur domination, sans pour autant se montrer réellement dangereux pour Agassa, le solide portier rémois. A vrai dire, il ne manquait pas grand chose pour débloquer la situation: une tête décroisée de Marcos, un coup-franc de Darbion sur la barre, des corners... rien n''y faisait. Pas même la rentrée de Mandrichi, sevré il est vrai de ballons, le temps qu'il passa sur le terrain. Au fil des minutes, il fallait donc se rendre à l'évidence: l'ACA allait lâcher deux points et Reims, prendre ce qu'il était venu chercher, à savoir, un point. Le coup de sifflet final scellait définitivement une rencontre, sans grande conséquence pour les insulaires, qui s'installent désormais confortablement... dans le ventre mou du championnat. |